Production
Spectacle vivant
Spectacle présenté à un public en présence physique des artistes — théâtre, musique, danse, cirque, arts de la rue, opéra, marionnettes, performances. Cette présence simultanée le distingue du spectacle enregistré (cinéma, télévision, musique enregistrée). L'activité est encadrée par l'article L7122-1 du Code du travail, qui définit l'entrepreneur de spectacles vivants comme toute personne exerçant une activité d'exploitation de lieux, de production ou de diffusion. Depuis l'ordonnance n° 2019-700 du 3 juillet 2019 (applicable au 1er octobre 2019), la licence d'entrepreneur a été remplacée par une déclaration auprès de l'autorité administrative compétente, qui délivre un récépissé valant licence.
Dans StageFlow
Produire un spectacle vivant, c'est jongler avec des contraintes que les autres secteurs ne connaissent pas. Intermittents embauchés à la journée ou à la semaine en CDDU. Minimums syndicaux à respecter, fixés par la convention collective applicable (CCNEAC IDCC 1285 pour les structures subventionnées, CCNSPSV IDCC 3090 pour le secteur privé). Charges patronales spécifiques au régime intermittent et provision pour congés spectacles. Droits d'auteur SACD ou SACEM calculés différemment selon le type de spectacle et la zone d'exploitation. Droits voisins SPRE pour la musique enregistrée diffusée. Crédit d'impôt spectacle vivant (CISV) pour les producteurs éligibles. Tout cela dans un budget généralement serré, avec une jauge incertaine et une saison qui s'étale parfois sur deux ou trois zones d'exploitation différentes. StageFlow centralise ces calculs sectoriels dans un seul outil. Les barèmes officiels — charges sociales URSSAF synchronisées via l'API Mon-Entreprise, taux d'auteur SACD et SACEM, minimums syndicaux des deux conventions — sont appliqués automatiquement, sans avoir à les ressaisir projet par projet. Trois modes d'exploitation couvrent les cas typiques du secteur. Le mode Durée pour une création longue dans une salle unique, avec comparaison de scénarios de fréquentation. Le mode Paris/Province pour les exploitations qui cumulent ou comparent les deux zones. Le mode Tournée pour les itérations multi-villes, avec gestion individuelle des jauges, prix moyens et frais de transport. Du côté de l'utilisateur, l'expérience se déroule en cinq pages principales : Informations spectacle pour la fiche d'identité (jauge, prix, dates, type de production), Équipes pour le casting et les techniques avec leurs cachets ou salaires, Coûts d'exploitation pour les frais récurrents par représentation, Droits & Rémunérations pour les barèmes SACD et SACEM, et Sources de financement pour les apports propres, subventions, sponsors et coproductions. La page Centre de Décision agrège ensuite ces saisies en un seuil de rentabilité, un retour sur investissement et un score de robustesse, sans qu'aucune information ne soit ressaisie. Le résultat : un budget prévisionnel solide en quelques heures plutôt qu'en plusieurs jours, un suivi des dépenses réelles activable dès le verrouillage du budget, et une analyse de rentabilité qui inclut SEP, CISV et break-even sans avoir à reformuler les calculs entre Excel et le logiciel comptable.